HOT STUFF Aout edition
Août, ce mois suspendu où tout le monde fuit vers le sud pendant que la vraie vie culturelle, elle, continue de tourner à plein régime. Entre un festival toulousain qui refuse de choisir un camp musical, des cuivres qui vont faire vibrer la Villette, une brigade parisienne qui referme définitivement ses portes sur Disney+, et une bande-son composée il y a plus de soixante ans qui sonne toujours aussi juste aujourd'hui — ce mois-ci, on parle de transmission autant que de nouveauté. Installe-toi, voici ta dose culturelle du mois.
VOICI LES 4 rubriques dont je vais parler tous les mois sur mon compte et mon blog, Dont worry darling:
🥯 Le concert phénomène du mois
🍉La série qu'il ne fallait pas louper
🍬La BO à avoir absolument
🍹Le film du moment
🪄Le festival le plus rentable en France
Tu pourras également les recevoir en t'abonnant à ma newsletter. Si tu t’abonnes à mon blog, tu les recevras chaque mois de manière automatique avec un petit bonus supplémentaire qui reste une surprise pour le moment.
Bienvenue de façon officielle dans la Saison Estivale et avec le supplément Canicule!:
-
Impossible de faire l'impasse sur le Rose Festival à Toulouse ce mois-ci, d'autant qu'il souffle cette année ses 5 bougies. Et pour l'occasion, la programmation frappe fort : Macklemore, Ino, Casablanca, Béeseau, Alma Rechtman, AYA, Meryl, Marianne et Adam El Mouna, ou encore Danyl et EL se partagent l'affiche. Ce qui frappe surtout, c'est l'absence de ligne directrice unique : on passe d'un univers à l'autre sans transition forcée, un peu comme un montage alterné bien maîtrisé qui refuse de figer le spectateur dans une seule émotion. C'est exactement ce genre de diversité de textures sonores qui fait le sel d'une bonne direction artistique de festival — et d'une bonne bande-son, d'ailleurs.
Mon avis perso : Un festival éclectique comme celui-ci, c'est un terrain de jeu rêvé pour qui travaille sur des séries chorales, de celles qui suivent plusieurs personnages aux univers sonores distincts. On imagine très bien une scène de road trip nocturne où la playlist bascule d'un titre pop planant à un morceau électro plus incisif, au gré des rencontres. Ça capte cette énergie d'errance estivale, un peu imprévisible, jamais monotone.
-
On ne pouvait pas ne pas en parler. La conclusion de The Bear marque un tournant : Carmen Berzatto quitte la brigade. Une reconversion qui ferme un cycle entier de la série, celui de la survie à l'ancienne dans une cuisine sous tension permanente, pour ouvrir sur autre chose — peut-être enfin la paix, ou du moins une version plus apaisée de lui-même.
Ce qui m'a marquée dans cette dernière ligne droite, c'est à quel point le silence a pris toute la place. Moins de scènes de chaos en cuisine, plus de respiration.
La série a toujours su utiliser le son (ou son absence) comme un personnage à part entière, et cette saison ne déroge pas à la règle : chaque choix musical accompagne cette transformation intérieure plutôt que de la commenter frontalement. -
Sterling Point : une B.O à deux étages
Le contexte. La série suit Annie, 17 ans, qui hérite de l'île mystérieuse de son grand-père dans le Muskoka, en Ontario, où elle découvre des secrets de famille, de nouveaux amis et des amours naissantes. Les huit épisodes sont disponibles sur Prime Video. Pour Megan Park, c'est sa première série originale après The Fallout et My Old Ass.
1. Le score : un son artisanal et organique
Jaco Caraco et Tyler Hilton signent la musique originale, après avoir déjà co-composé le dernier long métrage de Park, My Old Ass. Park retrouve donc ses compositeurs, ce qui assure une vraie continuité de langage entre le film et la série.
L'album du score est sorti chez Milan Records. Il contient 25 pistes, souvent très courtes, comme « Cliff Jumping » (0:58) ou « Dockwalk » (0:52). Ce sont des cues-miniatures, pensées comme des respirations ou des ponctuations émotionnelles plutôt que comme de grands thèmes symphoniques.
Les titres (« Cool Water », « Still Water », « Sleepless in NYC ») dessinent la géographie sensorielle de la série : l'eau, le lac, la tension entre l'île et la ville.
2. Le choix des reprises : la signature de Lennon & Maisy Stella
Chez Columbia Records, un EP de 4 titres propose des reprises de Patty Griffin, Bob Dylan (« Don't Think Twice, It's All Right ») et Connie Converse, interprétées par Lennon Stella et Maisy Stella.
Ce répertoire folk, intime et un peu dépouillé donne à la série une identité musicale propre. Il ancre aussi le récit dans l'idée de transmission : on reprend les chansons des aînés, comme Annie hérite de son grand-père.
3. Les needle drops : l'ancrage générationnel
Les morceaux pop de la série viennent d'artistes comme Olivia Rodrigo (« Maggots For Brains »), Laufey (« Lover Girl »), Olivia Dean (« Nice To Each Other »), Suki Waterhouse (« Could've Been A Star ») ou Djo (« Back On You »).
Ces titres contemporains servent de contrepoint au folk des reprises. Les uns portent la voix de l'adolescence d'aujourd'hui, les autres la mémoire familiale.
L'angle supervision musicale
Le vrai intérêt de cette B.O tient à la superposition de trois couches :
le score, qui fait le liant émotionnel et la texture de l'île ;
les reprises folk, qui portent le thème de l'héritage ;
les needle drops pop, qui donnent le pouls de l'époque.
-
Direction le MK2 Beaubourg, où j'ai pu découvrir entre le 05 et le 11 août La Gravida, le film de Marine Atlan présenté au Festival de Cannes.
Distribué par Tandem, ce film m’a bouleversé par les plans photographiques, le scénario, le jeu des Acteurs incroyablement bien dirigé et pourtant avec une brutalité dans l’innocence de chacun des personnages.
Comme toujours, je n'avais lu aucun synopsis avant d'y aller — je préfère me laisser porter par l'image et l'instinct plutôt que par les attentes. Et ce fut, sans détour, l'une de mes plus belles surprises de l'été.Sans trop en dire pour ne rien gâcher à ceux qui n'ont pas encore eu la chance de le voir, disons simplement que c'est le genre de film qui reste en tête bien après le générique, de ceux qu'on a envie de revoir une deuxième fois juste pour capter tout ce qu'on a manqué la première fois.
Abonne-toi à la newsletter pour les recevoir directement dans ta boîte mail, avec un petit bonus surprise chaque mois.
Je t'assure, tu ne seras pas déçu.e du voyage.
Alors si tu ne sais pas encore qui je suis, Moi c'est Holitiana et je suis née dans les années 90 donc une vraie millenial et ce blog est le reflet de mes obsessions depuis très jeune à savoir: les séries en tout genre mais essentiellement dramatiques, oui je suis fascinée par les émotions humaines, les problèmes du quotidien, le cinéma d'auteur et indépendant et la supervision musicale !
Tu pourras aussi retrouver une rubrique Agenda qui te permettra de savoir tout ce qui va se passer au niveau des concerts, des sorties cinés, des expositions que je visite pour alimenter ce blog.

