11 bandes originales qui sauvent Teva Noël

Si, toi non plus, tu n’es pas un.e très grand.e fan de Noël, que les scénarios clichés réchauffés depuis 40 ans te sortent par les yeux, et que tu sais d’avance comment l’histoire va se terminer (Teva Noël, désormais partout : Netflix, Disney+, Canal), alors tu vas adorer la petite sélection que je vais te partager aujourd’hui !


Si Soeur Marie-Clarence, The Grinch et Willy Wonka pouvaient être réunis dans le même film pour les fêtes de fin d'année, ce serait littéralement la meilleure comédie musicale qui redonnerait du « beaume au coeur» à tout le monde pendant minimum 48 heures. Donc, c'est l'affiche idéale de mon film de Noël, et je pense que si j'écrivais un petit scénario sympa, peut-être que A24 pourrait le financer. Sait-on jamais ?

Mon critère principal n’est pas la neige ni le sapin, et encore moins le scénario: tu l’auras vite compris : c’est la composition originale. Une bonne partition, c’est ce qui fait qu’une scène vous reste dans le corps vingt ans après. Le reste est purement subjectif. Certains de ces films ne sont pas « de Noël » au sens strict : ce sont ceux que je revois TOUS LES ANS à cette Même période parce qu’ils me réchauffent de l’intérieur et me redonnent espoir en ce monde Macabre et lugubre et surtout pour trouver un prétexte pour chanter des chansons qui ont bercé mon enfance 🤫🤫

Les grandes plumes : quand un maître signe le Noël

Curly Sue (1991) de John Hugues avec Kelly Lynch et Jim Belushi.
C’est le tout premier film de Noël que j’ai vu, petite, à la télé sur RTL9. L’histoire de cette orpheline m’a scotchée, et j’ai pleuré presque du milieu du film jusqu’à la fin. La musique y est pour beaucoup : la partition de Georges Delerue, l’homme de Truffaut et du Mépris, a un lyrisme européen qui donne une vraie tendresse à ce film hollywoodien. Elle ne commente pas l’émotion, elle la porte. Cette composition originale toute en dentelle et en finesse couplée d’une histoire tragique d’une quadragénaire qui s’éprend d’un SDF avec une fille adoptive; franchement je défie quiconque de ne pas verser une larme !

Charlie et la Chocolaterie (2005) de Tim Burton avec Johny Depp. Un classique de ma playlist. Willy wonka est si excentrique, et si triste derrière son masque, qu’il me rend forcément empathique. Le décor donne envie de manger du chocolat dans toutes les formes existantes, donc le chocolat chaud devant le film est quasiment obligatoire. Danny Elfman, fidèle de Tim Burton, signe la partition et met en musique les chansons des Oompa-Loompas, chacune dans un style différent : un festival de pastiches.

Nuits blanches à Seattle (1993) de Nora Ephron avec Tom Hanks et Meg Ryan. Pour moi, Tom Hanks, c’était Forrest Gump. Ce film, tourné un an plus tôt, m’a fait comprendre qu’il était un vrai acteur, au-delà du personnage. La veillée de Noël d’ouverture, la partition de Marc Shaiman et les standards d’époque racontent la romance à distance : on s’aime d’abord par la radio.
La séquence où le petit garçon, lit la lettre de son père pour trouver une belle-mère idéale à travers la radio sera toujours aussi émouvante peu importe le nombre de fois ou je le regarde ce film, c’est pourquoi je ne peux m’empêcher de le citer.

Quand Noël devient comédie musicale

Le Grinch (1966). Le film de Ron Howard, avec Jim Carrey sous le maquillage, et la partition de James Horner. C’est drôle parce que c’est vrai : qui n’a jamais préparé ses prétextes pour fuir une soirée de Noël barbante à souhait ? Jim Carrey y joue tout en rythme et en timing comique, et c’est là que le film assume son côté comédie musicale. Les parties chantées et la partition de James Horner donnent à la farce un tempo de spectacle de Broadway, et font du Grinch un personnage presque attachant, ce qui est le vrai pari du film.

Madame Doubtfire (1993) avec Robin Williams à son apogée.. Ma scène culte, c’est celle où il chante avec son aspirateur dans la maison, entouré de ses enfants. Le ménage devient un numéro de comédie musicale improvisé, et on comprend en trois minutes pourquoi ces enfants adorent cette « nounou ». Côté musique, la partition est signée Howard Shore, bien avant Le Seigneur des anneaux, et sa douceur sert le fond du film : un père qui se déguise pour ne pas perdre ses enfants. La scène de l’aspirateur, elle, repose sur une chanson existante, ce qui en fait un bon exemple de ce que la supervision musicale apporte à un film : un morceau choisi pour donner de l’énergie à une scène domestique.

Sister Act 2 (1993). Rien n’est plus joyeux que la chorale finale, avec Whoopi Goldberg et Lauryn Hill, puis le générique. Mais ce qui rend le film emblématique pour moi, c’est la façon dont trois morceaux racontent l’affirmation de soi, étape par étape.

  • « Wake Up and Pay Attention » donne le point de départ : une chanson originale écrite pour le film, avec une couleur R&B (j’ai longtemps cru que c’était du gospel). Son message est une injonction à se réveiller et à croire en soi, et c’est exactement le discours que Sœur Mary Clarence tient à ses élèves.
    FUN FACT Darling : « Wake Up And Pay Attention » est écrit par Whoopi Goldberg, Kevin Cloud, Roni Skies et Valeria Andrews, et produit par Cloud ‘n Skies. Valeria Andrews en est donc co-autrice, et Whoopi Goldberg auss

  • « His Eye Is on the Sparrow », portée par Lauryn Hill, est le moment où Rita ose enfin utiliser sa voix devant un piano avec l’actrice et chanteuse de Mowton Tanya Blount. Le gospel y devient un espace sûr : on peut s’y affirmer sans avoir à se défendre. au final, est la consécration : l’« Ode à la joie » de Beethoven arrangée en gospel, chantée par une classe qui se découvre un chœur.

Le Noël british et mélancolique

Good Morning England (2009). Un film qui n’est pas du tout destiné aux enfants, mais qui donne vraiment envie de plonger dans tout le rock des années 60, des Rolling Stones, The KINKS, The beach boys, The Who, The supremes, the Turtles, Jeff Beck and Dusty Springfield. Ici, c’est la compilation qui fait le film : la musique est le personnage principal, et l’écouter au casque après la séance est presque un second film.

Kinky Boots (2005) réalisé par Julian Jarrold . C’est Lorelai Gilmore qui me l’a personnellement recommandé, et depuis, j’ai une envie persistante : aller en Italie avec une paire de bottes, direction le salon professionnel du cuir. Le film raconte comment une vieille fabrique de chaussures anglaise se sauve en osant la botte extravagante, et la musique suit le même mouvement : la bande originale du film , plutôt sage et britannique, se fait plus flamboyante dès que Lola entre en scène. Au cinéma comme dans une collection de chaussures, c’est le contraste qui fait le style.
En effet il faut différencer l’oeuvre cinématographique de la comédie musicale que je n’ai pas encore eu la chanced d’aller voir en vrai à Broadway 🤗🤗

La composition originale signée Adrian Johnson se marie tellement bien avec la soundtrack list du film qui a été supervisée par Liz Gallacher et assistée de Sharif Ahmed et qui ensemble, ont produit un travail remarquable et extraordinaire !

Dans ce second volet, Bridget : L’âge de Raison, file enfin le parfait amour avec Mark Darcy, mais ses insécurités chroniques et l'omniprésence d'une jeune collègue séduisante finissent par ruiner leur relation. Séparée de Mark, elle s'envole pour un reportage télévisé en Thaïlande avec son ex toxique, Daniel Cleaver. Ce voyage désastreux la mène tout droit dans une prison thaïlandaise, avant que Mark ne vole secrètement à son secours pour la faire libérer et lui prouver son amour.

Voici les scènes clés et associées à la playlist Musicale du film

  • Your Love Is King (Will Young) : L'ouverture du film, illustrant la bulle de bonheur romantique mais de courte durée entre Bridget et Mark.

  • Can't Get You Out of My Head (Kylie Minogue) : La scène de ski catastrophe à Lech, en Autriche, où Bridget dévale les pistes sans aucun contrôle avant d'atterrir dans une pharmacie.

  • Sorry Seems to Be the Hardest Word (Mary J. Blige) : La rupture douloureuse en plein milieu de la rue avec Mark Darcy, marquant le retour de Bridget à son célibat solitaire.

  • Like a Virgin (Madonna) : La scène culte et décalée de la prison thaïlandaise, où Bridget remonte le moral des autres détenues en leur apprenant la chorégraphie du titre.

  • I Believe in a Thing Called Love (The Darkness) : La bagarre mythique (et délicieusement pathétique) dans la fontaine londonienne entre Mark Darcy et Daniel Cleaver, chemises mouillées incluses.

  • Everlasting Love (Jamie Cullum) : La conclusion réconfortante sous la neige, scellant les retrouvailles et la demande en mariage.

Alors, est-ce que tu trouves ma liste conventionnelle ou est-ce qu’elle manque encore un peu de piquant ?
N’hésite pas à me dire ce que tu en penses ou à rajouter tout simplement ton Christmas préféré, je serais ravie de découvrir d’autres films pour agrémenter mon compte Letterboxd.
En tout cas, reste abonnée parce que je vais bientôt sortir mon podcast qui vas s’intituler, The Track behind the show et si tu aimes les podcasts et que tu suis déjà mon Blog tu vas adorer mon format.

Alors est-ce que tu veux bien me donner un petit coup de main pour affiner mon concept éditorial ?

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